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Comment les éducateurs peuvent-ils réagir lorsque des élèves présentent comme leur un contenu généré par l’IA?

Trouvez des conseils sur l’intégrité académique, les limites des détecteurs d’IA et les réponses constructives aux travaux d’étudiants générés par l’IA sans divulgation.

Mise à jour : 8 hours ago

De nombreux districts scolaires et établissements d’enseignement supérieur ne tiennent pas encore compte de l’IA générative dans leurs politiques d’intégrité scolaire. Nous comprenons que certains étudiants ont pu utiliser ces outils pour des travaux sans déclarer leur utilisation de l’IA. En plus de potentiellement enfreindre les codes d’intégrité des établissements, ces situations peuvent contrevenir à nos conditions générales d’utilisation : les utilisateurs doivent avoir au moins 13 ans, et ceux âgés de 13 à 18 ans doivent avoir l’autorisation d’un parent ou d’un tuteur pour utiliser la plateforme.

Au cours de la dernière année, différents districts scolaires et universités ont établi de nouvelles politiques concernant le contenu généré par l’IA. Nous encourageons les responsables de l’éducation à faire leurs propres recherches sur ces différentes approches afin de trouver celle qui leur convient le mieux, selon un échéancier adapté à leur personnel enseignant et à leurs étudiants.

Nous investissons aussi massivement dans des partenariats avec le milieu de l’enseignement supérieur et nous nous attendons à une utilisation accrue par les étudiants et le personnel enseignant. Nous avons :

  • Des capacités avancées d’analyse et de recherche

  • Fourni des GPT personnalisables pouvant faciliter les travaux de cours ou les tâches dans les espaces de travail universitaires

Si votre organisation souhaite établir un partenariat avec OpenAI, consultez notre page sur l’éducation.

Les détecteurs de contenu généré par l’IA fonctionnent-ils?

  • Bref, pas d’après notre expérience. Nos recherches sur les détecteurs n’ont pas démontré une fiabilité suffisante, étant donné que le personnel enseignant pourrait porter des jugements sur les étudiants avec des conséquences potentiellement durables. Bien que d’autres développeurs aient lancé des outils de détection, nous ne pouvons pas nous prononcer sur leur utilité.

  • De plus, ChatGPT ne « sait » pas quel contenu pourrait avoir été généré par l’IA. Il lui arrive d’inventer des réponses à des questions comme « as-tu écrit cette [dissertation]? » ou « ce texte pourrait-il avoir été écrit par l’IA? » Ces réponses sont aléatoires et ne reposent sur aucun fait.

  • Pour préciser les résultats de nos recherches sur les limites des détecteurs, l’un de nos principaux constats est que ces outils indiquent parfois qu’un contenu rédigé par une personne a été généré par l’IA.

    • Lorsque nous avons tenté, chez OpenAI, d’entraîner un détecteur de contenu généré par l’IA, nous avons constaté qu’il classait des textes rédigés par des humains, comme les œuvres de Shakespeare et la Déclaration d’indépendance, comme étant générés par l’IA.

      • Certains indices montraient aussi qu’il pouvait toucher de façon disproportionnée les étudiants ayant appris ou apprenant l’anglais comme langue seconde, ainsi que ceux dont le style d’écriture était particulièrement conventionnel ou concis.

  • Même si ces outils pouvaient identifier avec précision le contenu généré par l’IA (ce qui n’est pas le cas), les étudiants peuvent apporter de petites modifications pour éviter la détection.

Certaines approches ont toutefois été jugées utiles par d’autres :

Une technique que certains enseignants ont trouvée utile consiste à encourager les étudiants à partager des conversations précises avec ChatGPT (instructions pour partager des conversations ChatGPT). Cela peut présenter de nombreux avantages :

  • Présentation de la démarche et évaluation formative :

    • Le personnel enseignant peut demander aux étudiants de consigner et de citer leurs sources lorsqu’ils utilisent ChatGPT ou l’IA dans leurs travaux.

      • Le personnel enseignant peut analyser les interactions des étudiants avec ChatGPT pour observer leur pensée critique et leurs démarches de résolution de problèmes.

      • Les liens partagés peuvent permettre aux étudiants d’examiner les travaux de leurs pairs, favorisant ainsi un environnement collaboratif.

      • En gardant une trace de leurs conversations avec l’IA, les étudiants peuvent réfléchir à leurs progrès au fil du temps. Ils peuvent voir comment leurs compétences en formulation de questions, en analyse des réponses et en intégration de l’information ont évolué. Les enseignants peuvent aussi utiliser ces traces pour fournir une rétroaction personnalisée et soutenir les progrès de chaque étudiant.

  • Littératie informationnelle et en IA :

    • Les étudiants peuvent démontrer leur capacité à interagir avec l’IA et leur compréhension des limites des systèmes d’IA. Le personnel enseignant peut évaluer la qualité des questions posées, la pertinence de l’information obtenue et la mesure dans laquelle l’étudiant a compris l’importance de remettre en question cette information, de la vérifier et de tenir compte de ses biais potentiels.

      • Nous prévoyons un avenir où l’utilisation d’outils d’IA comme ChatGPT sera courante. Encourager une utilisation responsable aide les étudiants à se préparer à un avenir où l’on pourrait s’attendre à ce qu’ils tirent parti de l’IA dans différents contextes.

  • Responsabilisation :

    • Le partage des interactions avec le modèle permet de responsabiliser les étudiants quant à leur utilisation de l’IA dans leurs travaux. Le personnel enseignant peut vérifier que les étudiants utilisent l’outil de manière responsable et réfléchie, plutôt que de simplement copier des réponses.

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